La chênaie, un ilot de fraicheur qui fait chaud au cœur
Comme Henry d. Thoreau , simple naturaliste « amateur » du 19éme siècle et précurseur de l’écologie, nous pensons devoir toujours agir avec la nature : l’observer, la « consulter » et l’imiter dans ce qu’elle fait quand on la laisse tranquille.
Dés 1860 il note que le reboisement s’effectue naturellement avec d’autres espèces d’arbres. Ce fut la volonté communale ces dernières années avec le choix de favoriser la biodiversité des essences arborées pour limiter les risques de destruction massive des chênes présents à cause de leur tranche d’âge et du réchauffement climatique.
Ces considérations sont aussi celles de l’ONF qui tous les ans vient inspecter la chênaie pour préconiser les travaux d’entretien et de sécurité nécessaires : repérage de branches mortes, d’arbres parasités…. Ces recommandations ont été jusqu’à la sollicitation de pompiers pour estimer si des risques d’incendie nécessitaient de nouveaux aménagements.
Bien entendu tous les documents correspondants sont en mairie et sont connus des agents communaux en charge de l’entretien.
Il y a peut-être quelques chenillards mal informés, ou de mauvaise foi, qui peuvent confondre un domaine public avec une propriété privée, qui pensent encore qu’une forêt propre est une forêt sans son cortège de biodiversité !
Une énorme diversité biologique et une multitude d’interactions régissent son écosystème.
Ces interactions vont de la fragmentation des feuilles ou du bois mort par les insectes, mollusques acariens, bactéries...à la formation de composés humiques par les champignons, les bactéries, les lombrics... C’est à la fin de ce long et complexe processus que les arbres vont enfin trouver une nourriture assimilable.
Une estimation récente de la biomasse vivant au sol indique que chaque mètre carré de sol comporte en moyenne entre 2 et 200 g de bactéries, entre 30 et 40g de protozoaires, entre 100 et 150 g de champignons, entre 5 et 20 g d’algues et entre 50 et 500 g d’animaux.
Toute l’organisation spatiale (la biocénose), de la strate arborescente la plus haute, jusqu’à la flore vivant au sol est primordiale pour l’équilibre de l’écosystème. Il est le résultat d’adaptations réciproques qui se sont faites au fil du temps.
Des modifications trop rapides ou trop importantes des milieux peuvent entraîner des perturbations graves et durables : certains déboisements romains sont encore perceptibles !
La strate constituée de sous arbrisseaux hauts (de 1 à 2 m) et une protection importante pour la germination et les premières années des végétaux de régénération, en particulier les arbres.
De par sa taille modeste et la forte prépondérance d’une seule espèce, la chênaie est particulièrement fragile.
L’une de ces actions est de laisser des espaces « sauvages » tels que du bois mort au sol et des taillis de ronces. Ils limitent les piétinements et protègent les espèces locales qui poussent spontanément.
Sauvegarder ce patrimoine inestimable impose de remettre en cause nos certitudes, de revoir notre notion de forêt « propre » pour lui préférer celle de forêt saine et durable. Avoir un autre regard sur tout son écosystème, y admirer tous ses hôtes du plus petit au plus grand, imaginer la multitude des échanges ou des symbioses de tous ces êtres vivants, entrevoir le rôle de chacun d’eux. Alors nous pourrons pleinement apprécier le calme et la fraîcheur qu’elle dispense aussi généreusement.
A l’heure où la plupart des villes, pour un peu de fraicheur, reboisent des espaces urbains, Champ sur Drac avec sa magnifique chênaie, a la chance de pouvoir initier des formes modernes, innovantes et respectueuses de ce patrimoine communal.

La reconstruction du panneau de départ de l'arboretum qui a été volé est en bonne voie
sous la direction de Michel et l'aide de Jean-Pierre, Zine et Roland
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Débroussaillage participatif de la Prairie à Orchidées 21 février 2026
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